En bref – Printemps 2026
Fonderie Horne : un compromis qui divise toujours; 20 février – Journée mondiale de la justice sociale; Accessibilité universelle : un recul inquiétant à Montréal
Fonderie Horne : un compromis qui divise toujours; 20 février – Journée mondiale de la justice sociale; Accessibilité universelle : un recul inquiétant à Montréal
Lors de mon accident du travail, je travaillais comme coupeur de pierre, depuis plusieurs années, dans une entreprise familiale de création de pièces de marbre, de quartz et de granit. Alors que je m’apprêtais à transférer une grosse pièce lourde de granit et de marbre sur un pont roulant, la pièce m’a glissé des mains. En voulant la retenir, pour éviter qu’elle se fracasse, j’ai ressenti une violente douleur à l’épaule gauche. Lors de ma consultation médicale, mon médecin a refusé de compléter une attestation médicale, me disant qu’il était trop tard pour déposer une réclamation à la CNÉSST. C’est là que mon histoire commence!
Depuis 2015, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) publie l’indice du revenu viable. L’objectif de l’indicateur est d’identifier le revenu disponible nécessaire pour vivre hors de la pauvreté. Afin de compléter les indicateurs utilisés par nos gouvernements, pour la mise en œuvre des programmes de solidarité sociale et d’aide au revenu, l’indicateur de l’IRIS évolue avec les années.
Le 29 mai 2025, le projet de loi n⁰ 89 a été adopté à l’Assemblée nationale. Cette loi, dont l’entrée en vigueur est prévue dans 6 mois, aura de lourdes conséquences pour le monde ouvrier, particulièrement pour les travailleuses et travailleurs syndiqués.
En janvier 2025, Amazon a choisi la répression plutôt que le dialogue. Plutôt que de respecter la volonté démocratique de ses employés de se syndiquer, le géant du commerce en ligne a fermé tous ses entrepôts au Québec, jetant 4500 travailleurs à la rue du jour au lendemain. Une décision brutale, punitive et profondément antisyndicale.
Les lésions psychologiques, souvent invisibles, n’en sont pas moins réelles et peuvent entraîner des conséquences importantes sur la vie d’une personne. Au cours des dernières années, celles liées au travail ont considérablement augmenté. Par exemple, la CNÉSST note une hausse de 25 % des lésions attribuables au stress, passées de 1 856 à 2 323 entre 2019 et 2023, alors que les lésions causées par le harcèlement psychologique sont passées de 295 à 375 (+ 27 %) .
Le travailleur, chauffeur d’autobus, est victime d’une lésion professionnelle psychologique, lorsque l’autobus garé devant le sien dans le garage de l’employeur recule soudainement et percute son véhicule. Le travailleur, secoué, consulte son médecin qui diagnostique un syndrome de stress post-traumatique (SSPT). La CNÉSST accepte sa réclamation, mais la refuse lors de la révision administrative. Le travailleur conteste cette décision au Tribunal administratif du travail, au motif d’avoir été exposé à une menace de blessures graves, ayant circulé entre les deux autobus quelques secondes avant l’accident. L’employeur, d’avis que le SSPT ne peut se qualifier à titre de lésion professionnelle, soutient qu’un travailleur victime d’une lésion psychologique ne peut bénéficier de la présomption.
Après avoir été annoncé pendant près d’un an, le projet de loi « omnibus » que préparait le ministre du Travail, Jean Boulet, a été déposé à l’Assemblée nationale, le 24 avril dernier. Ce projet de loi no 101, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail, porte bien mal son nom. Loin d’être des améliorations, plusieurs de ses dispositions menacent gravement les droits des travailleuses et travailleurs, notamment ceux des victimes de lésions professionnelles.