Journal de l’uttam

Ne jamais baisser les bras face aux obstacles de la CNÉSST

Pour avoir travaillé comme boucher pendant de nombreuses années, je peux confirmer que ce métier n’est vraiment pas facile pour les mains, les poignets et les bras. Je travaillais dans une entreprise, spécialisée dans la coupe de viande, depuis 15 ans, quand j’ai commencé à ressentir des douleurs graduelles au bras gauche. J’ai dû cesser de travailler en décembre 2018 tellement la douleur était devenue insupportable. Après une visite chez le médecin, j’ai reçu un diagnostic de ténosynovite de De Quervain pour l’avant-bras gauche. La CNÉSST a accepté ma réclamation pour ce diagnostic, mais quelques mois plus tard, après d’autres examens médicaux, elle a refusé de reconnaitre mon nouveau diagnostic de syndrome du canal carpien bilatéral. C’est à ce moment que ma bataille a commencé avec la CNÉSST.

D’importantes batailles et de grands projets nous attendent!

Au moment où vous lirez ces lignes, au moins une partie de l’équipe de travail de l’uttam aura amorcé ses vacances d’été. Les activités de notre organisation ralentissent toujours en période estivale pour permettre à toutes et tous de refaire le plein d’énergie en vue de l’automne. Et nous en aurons en effet bien besoin, avec tous les projets qui nous attendent et toutes les luttes qu’il nous faudra mener dans l’année qui vient.

Les indemnités de décès

Lorsque le décès d’un travailleur résulte d’une lésion professionnelle, les personnes à charge de ce dernier et sa conjointe ou conjoint, ou le père et la mère du travailleur décédé sans personne à charge ni conjointe ou conjoint, ont droit aux indemnités de décès prévues par la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.

Pour une reconnaissance réelle des maladies professionnelles

Depuis toujours, l’uttam revendique que toute maladie contractée par le fait ou à l’occasion du travail doit être reconnue comme une maladie professionnelle, sans aucune exception. En examinant de plus près cette question, on constate cependant que les victimes de maladies du travail ont la tâche particulièrement difficile en matière de reconnaissance. À titre d’exemple, pour l’année 2023, sur un total de 114 345 dossiers ouverts et acceptés, la CNÉSST n’a accepté que 10 702 dossiers pour maladies professionnelles, soit 9 % des réclamations, comparativement à 103 643 dossiers, soit 91 %, pour accidents du travail

Une année charnière pour l’uttam

À l’occasion de la pause pour la période estivale, le Conseil d’administration estime pertinent de revenir sur les éléments qui ont marqué l’action de notre organisation en 2023-2024, avant d’examiner ce qui nous attend en 2024-2025.

Cancer de la vessie par exposition aux émanations de diésel : les obstacles à la reconnaissance des maladies professionnelles complexes

Nous savons tous que la reconnaissance d’une maladie professionnelle par la CNÉSST, alors que cette maladie n’est pas prévue par le Règlement sur les maladies professionnelles, représente un défi important. C’est d’ailleurs le cas de la majorité des cancers d’origine professionnelle : à part ceux qui sont causés par la fibre d’amiante et, pour les pompiers, par les gaz et fumées d’incendies, aucun cancer ne figure à la liste des maladies présumées professionnelles du règlement.

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