printemps 2023

« Traite humaine » pour des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires

Des travailleuses et travailleurs mexicains ont dénoncé les conditions de travail complètement inhumaines du Camping Havana Resort de l’Estrie, où près de 25 travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ont, en effet, été recrutés à l’été 2022 pour y travailler. Deux d’entre eux, ayant contacté le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), en août dernier, ont raconté devoir travailler de 10 à 13 heures par jour, six jours sur sept, et n’avoir été payés qu’environ 4 $ de l’heure, pour effectuer, notamment, des activités d’animation culturelle, le service à la clientèle et l’entretien ménager. Alerté par la situation, le RATTMAQ est intervenu au dossier pour aider ces personnes à porter plainte aux Normes du travail.

La Covid contractée au travail : la CNÉSST serre la vis

Dès le début de la pandémie de Covid-19, il y a maintenant trois ans, les milieux de travail sont apparus comme des lieux propices à des éclosions.  C’est d’ailleurs ce qui a mené des gouvernements un peu partout dans le monde, y compris au Québec, à décréter pendant plusieurs semaines la fermeture des entreprises non essentielles.  Et quand les activités reprenaient, elles ne se faisaient plus sans que ne soient appliquées d’importantes mesures sanitaires.

Décisions récentes (Printemps 2023)

Le travailleur, sergent détective, est atteint d’une surdité neurosensorielle depuis 2015. En 2022, considérant une détérioration de son acuité auditive, il dépose à la CNÉSST une demande d’assistance financière pour se procurer un système de transmission sans fil et d’amplification sonore. Cette aide de suppléance à l’audition, pourtant nécessaire à son travail, est refusée par la CNÉSST, au motif qu’elle ne répond pas aux critères prévus à la loi. Le travailleur conteste la décision au Tribunal.

En bref (Printemps 2023)

Quelques 250 organisations communautaires étaient en grève rotative du 20 au 24 février 2023, afin de participer à des actions régionales pour la justice sociale et climatique. Cette semaine de grève a culminé avec une manifestation, le 24 février à Montréal, où plus de 300 manifestants, dont l’uttam, se sont rendus au Centre de commerce mondial à Montréal pour revendiquer un réinvestissement dans le filet social et pour sortir le Québec des énergies fossiles.

Mettre à jour nos revendications pour les combats à venir

La plate-forme de revendications de l’uttam énonce les changements que nous estimons nécessaires pour que les victimes d’accidents et de maladies du travail bénéficient d’une réparation complète de toutes les conséquences de leur lésion professionnelle.  Elle définit nos objectifs lorsque nous agissons et nous mobilisons sur les enjeux touchant la CNÉSST et guide nos interventions publiques sur les questions touchant les droits des victimes d’accidents et de maladies du travail.  C’est donc un document de la plus haute importance pour notre organisation.

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