BEM

Ensemble, renversons la machine !

Chaque année, des milliers de travailleuses et de travailleurs sont envoyés au Bureau d’évaluation médicale (BÉM) par leur employeur ou par la Commission dans le cadre d’une contestation de l’avis du médecin traitant. Bien des victimes du travail subissent ce genre de contestations médicales à répétition. C’EST ASSEZ! Le 19 juin prochain, nous nous rassemblons devant le BÉM pour dire que ça suffit !

Le financement de la CNÉSST, un système de réparation dénaturé

L’histoire du régime de réparation des lésions professionnelles remonte à déjà plus de 100 ans. Au XIXe siècle, les travailleuses et travailleurs, exposés à d’énormes risques en raison du manque de régulation pour la santé et la sécurité du travail et par la nature éreintante du travail en milieu industriel, se retrouvaient bien souvent sans le sou, lorsque survenait un accident. Il faudra attendre jusqu’en 1931, avec l’adoption de la Loi des accidents du travail, obtenue par les pressions ouvrières soutenues, pour qu’un premier régime de mutualisation des employeurs, c’est-à-dire le « paiement collectif » comme l’avait recommandé la Commission royale de 1886, voie le jour.

Mon difficile combat pour faire reconnaitre ma sténose spinale

Je travaille comme technicien informatique. Dans ce travail, les serveurs dont je m’occupe sont des objets lourds pesant plusieurs kilos. Il y a deux ans, j’étais à travailler chez un client, lorsqu’en bougeant une des tours, un serveur mal raccordé a chuté. Travaillant en position accroupie, j’ai réalisé la catastrophe, alors je me suis précipité pour le rattraper à bout de bras avant qu’il ne se fracasse au sol. Ouf, me direz-vous ! Pourtant, bien que le matériel fut sauf, mon corps, lui, ne s’en est pas sorti indemne. J’ai aussitôt ressenti une onde de choc traverser toute ma colonne vertébrale et une douleur immense s’est agrippée à mon dos. J’ai dû arrêter de travailler et mon médecin a posé le diagnostic d’entorse lombaire avec fissure annulaire.

Doit-on accepter un retour au travail forcé au péril de sa santé?

Bien que j’aie été victime d’un accident du travail en 2010, ce nest véritablement qu’en 2012 que les folies de la CSST ont débuté lorsque j’ai dû goûter à la médecine du Bureau d’évaluation médicale (BÉM). J’ai alors découvert à quel point la CSST, qui est censée veiller à la santé et à la sécurité des travailleuses et des travailleurs, est parfois capable d’absurdités.

Le processus d’évaluation médicale à la CSST: La médecine au service des patrons

La question médicale constitue un aspect central du régime de réparation des lésions professionnelles. malheureusement, l’aspect médical a toujours été pour la CSST et les employeurs l’outil privilégié de gestion des coûts car une lésion « miraculeusement guérie » a le mérite de ne plus générer de coûts en assistance médicale, mais aussi en indemnité de remplacement du revenu, en frais de réadaptation, en indemnité pour atteinte permanente…

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