revendications judiciarisation

Pour l’abolition des mutuelles de prévention!

L’adoption de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles en 1985 a notamment apporté des modifications importantes au mode de financement du régime d’indemnisation des lésions professionnelles. Elle a permis que les employeurs choisissent une tarification personnalisée, qui réagit aux coûts imputés directement à leur dossier, plutôt qu’une tarification par unité d’activités économiques. La création des mutuelles de prévention en 1996 a permis d’étendre graduellement ce mode de tarification personnalisé aux petites et moyennes entreprises et donc de se regrouper pour accéder à ce mode de financement.

Ressource indépendante pour travailleuses et travailleurs non-syndiqués

Depuis le 6 avril 2022, tous les établissements d’au moins 20 travailleuses et travailleurs ont l’obligation, en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, de former un comité paritaire de santé et de sécurité, mais aussi de désigner un représentant. L’objectif étant, notamment, de faire participer toutes les travailleuses et travailleurs à la prise en charge de la santé et sécurité du travail, d’identifier les risques, de les corriger et de les contrôler. Mais depuis déjà deux ans, les faits montrent plutôt l’inefficacité de cette mesure. En effet, si certains n’en connaissent pas la formule, d’autres ont du mal à s’en prévaloir et sont, par conséquent, laissés à eux-mêmes.

Le bureau d’évaluation médicale : l’abolition comme réparation!

La Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles prévoit une procédure d’évaluation médicale. Cette procédure accorde un statut prédominant à l’avis du médecin qui a charge de la travailleuse ou du travailleur : la CNÉSST et l’employeur sont, en principe, liés par les conclusions du médecin traitant quant au diagnostic, la période de consolidation, les soins et traitements, l’atteinte permanente et les limitations fonctionnelles.

Scroll to Top