Journal de l’uttam

Mon combat pour ma surdité professionnelle et mes appareils auditifs

Après avoir travaillé plusieurs années à Postes Canada dans des endroits bruyants, j’ai développé une surdité professionnelle qui, heureusement, a été reconnue par la CNÉSST.  Cependant, mon ex-employeur a contesté cette décision au Tribunal et, comble de malchance, mon syndicat ne voulait pas me représenter. C’est à ce moment que je me suis tournée vers l’uttam qui m’a aidée à me défendre seule au Tribunal. Si j’écris cet article, c’est pour partager mon expérience, mais surtout pour inspirer d’autres travailleuses et travailleurs à ne pas se décourager et continuer d’aller de l’avant pour protéger leurs droits

La modification législative concernant les victimes de maladies professionnelles âgées de 55 ans et plus

La Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, qu’on nommait « projet de loi 59 » et désormais « Loi 27 », a été sanctionnée le 6 octobre 2021 et amène différents changements aux droits des victimes de lésions professionnelles.  Ce projet de loi amende notamment l’article 53 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles (la Loi) pour rehausser à 60 ans l’âge minimal permettant, pour les personnes ayant subi une maladie professionnelle, un accès plus facile à l’indemnité de remplacement du revenu complète jusqu’à 65 ans.

L’importance de la solidarité pour les combats à venir

Le verdict des urnes est tombé le 3 octobre dernier et on sait maintenant que nous devrons encore faire face à un gouvernement majoritaire de la CAQ pour les quatre prochaines années.  Pour l’uttam, comme pour toutes les organisations vouées à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, cela signifie qu’il faudra continuer de se mobiliser pour nos droits au cours des prochaines années.  C’est en effet la CAQ qui a imposé, lors de son dernier mandat, la réforme des régimes de prévention et de réparation des lésions professionnelles qui a fait significativement reculer nos droits.  Et c’est ce même parti, qui nous a montré son préjugé favorable envers le patronat, qui reste aux commandes alors que cette réforme continue d’entrer progressivement en vigueur.

Demeurons combatifs pour obtenir justice

Au cours de l’année 2022, l’uttam a mené un sondage auprès de ses membres individuels et collectifs pour connaître leur appréciation du Journal de l’uttam. Dans l’ensemble, les réponses recueillies ont montré que la très grande majorité des répondantes et des répondants étaient plutôt satisfaits de sa forme et de son contenu. Mais parmi les commentaires reçus, plusieurs exprimaient le souhait d’en apprendre davantage sur les revendications menées par l’uttam. Compte tenu de cette demande élevée, nous avons donc décidé d’insérer dans notre Journal une nouvelle chronique portant sur nos revendications relatives à la réparation des accidents et des maladies du travail au Québec. Grâce à cette nouvelle chronique, vous pourrez donc être informés des revendications qu’exige l’uttam pour atteindre une vraie justice en matière d’indemnisation des lésions professionnelles.

Ce qui a changé le 6 octobre dernier et les impacts à surveiller pour les victimes

Plusieurs modifications majeures au régime de réparation des lésions professionnelles, prévues par la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, sont entrées en vigueur le 6 octobre 2022.  Pour les victimes de lésions professionnelles, il s’agit du plus important bloc de dispositions à prendre effet depuis l’adoption de la réforme.  Dans cet article, nous examinerons ce qui a changé et essaierons d’anticiper les impacts que ces modifications risquent d’avoir pour les victimes d’accidents et de maladies du travail.

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