Journal de l’uttam

Des mécanismes de participation qui s’appliquent partout?

La supposée « modernisation » du régime de santé et de sécurité du travail pilotée par le ministre du Travail, Jean Boulet, visait notamment à étendre les mécanismes de participation créés dès 1979 par la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST)1 à la presque totalité des travailleuses et travailleurs québécois.  Le ministre s’en est amplement vanté en 2021 et, reconduit dans ses fonctions dans l’actuel gouvernement de la CAQ, s’en vantera encore certainement.  Mais qu’en est-il réellement?  C’est ce que nous tenterons d’exposer ici, en rappelant d’abord quels sont ces mécanismes.

Cancers dont sont victimes les pompiers

Depuis maintenant plusieurs années, la CNÉSST reconnaît comme maladies présumées professionnelles un certain nombre de cancers dont sont victimes les pompiers.  D’abord acceptés par le biais des politiques de la CNÉSST, ces cancers sont désormais inscrits dans la liste qu’on retrouve au Règlement sur les maladies professionnelles entré en vigueur en même temps que la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail.  Toutefois, en plus d’assujettir la présomption à des conditions particulières restrictives, la liste des cancers reconnus est loin d’être suffisante quand on la compare à celle en vigueur dans d’autres législations.

Les employés de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges votent 30 jours de grève

Les travailleuses et travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges tentent de négocier le renouvellement de leurs conventions collectives depuis des années.  Ceux qui travaillent à l’entretien du cimetière sont en effet sans contrat de travail depuis trois ans, alors que la convention collective des employés de bureau est échue depuis cinq ans.  Pour tenter de débloquer la situation, le syndicat qui représente les employés de bureau vient d’adopter à l’unanimité un mandat de grève de 30 jours.

Élections 2022 : Une comparaison des engagements en matière de travail   

Le 3 octobre prochain, les citoyennes et citoyens du Québec sont appelés aux urnes pour élire celles et ceux qui nous gouverneront pour les quatre prochaines années.  Pour aider les membres de l’uttam et l’ensemble de nos lectrices et lecteurs à faire un choix éclairé pour ces élections, nous avons comparé les propositions et engagements en matière de travail des principaux partis politiques qui sollicitent notre vote pour la présente élection.

Bruit au travail : La nouvelle norme empêchera-t-elle la surdité professionnelle?

e Québec est la dernière juridiction en Amérique du Nord où il est encore permis d’exposer les travailleuses et les travailleurs à un niveau de bruit de 90 décibels ou dB(A) pour 8 heures de travail. À la suite des pressions exercées par le milieu ouvrier, le gouvernement du Québec a enfin emboîté le pas de ses voisins en adoptant un projet de règlement qui prévoit une nouvelle norme d’exposition au bruit de 85 dB pour 8 heures de travail. Cette nouvelle limite d’exposition entrera en vigueur en juin 2023. De plus, comme c’est le cas ailleurs, la durée d’exposition permise diminuera de moitié à tous les 3 dB(A) et non à tous les 5 dB(A) comme c’était le cas auparavant.

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