Hiver 2025

Cinquante ans de luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, ça se fête!

Le 10 novembre dernier, l’uttam soulignait de belle façon les cinq décennies de luttes menées pour les droits des travailleuses et travailleurs depuis la mise sur pied de notre organisation. Près de 200 personnes, membres ou alliés de l’uttam, se sont déplacées pour l’occasion, afin de participer à une soirée mémorable au Biodôme de Montréal.

Projet de loi n⁰ 101 : le processus de négociation en révision mis en échec!

Le régime de réparation des lésions professionnelles est, on le sait, excessivement judiciarisé. Le nombre de recours que la Direction de la révision administrative de la CNÉSST et le Tribunal administratif du travail doivent traiter est en croissance continue depuis des années. C’est surtout le fait des employeurs qui s’opposent aux droits des victimes d’accidents et de maladies du travail. Les employeurs sont, en effet, désormais responsables de près de 70% des contestations produites dans les dossiers de lésions professionnelles. Le volume des litiges est en voie de devenir ingérable à la révision et surtout au Tribunal.

Lésions occasionnées par le processus de réparation

Depuis de nombreuses années, plusieurs travailleuses et travailleurs témoignent des impacts négatifs qu’ont les méthodes de gestion des dossiers de la CNÉSST ou des employeurs sur la vie des victimes de lésions professionnelles et celle de leur famille. Bon nombre d’entre eux développent, en effet, des lésions psychologiques consécutives à ce que la CNÉSST nomme le « processus » ou les « tracasseries administratives ». Ce « processus », c’est le harcèlement que les travailleuses et les travailleurs doivent subir de la part de leur employeur ou de la CNÉSST, les multiples contestations dans leur dossier, les convocations à répétition chez les médecins de l’employeur, de la CNÉSST ou du BÉM, les coupures de traitements ou d’indemnités, les nombreuses audiences devant le tribunal, les vidéo-filatures, etc.

Droit aux traitements : la CNÉSST doit tout rembourser!

En 2024, j’avais écrit un premier article dans le Journal de l’uttam dans lequel je faisais le récit de ma bataille pour faire reconnaitre ma lésion. J’y racontais comment, au terme d’un long et difficile combat, j’étais parvenue à faire reconnaitre que ma blessure au dos, survenue en mars 2022, était un accident du travail. Comme je le disais à l’époque, en conclusion de mon texte, je n’étais pourtant pas au bout de mes peines… J’ai dû, en effet, mener une deuxième bataille, cette fois pour mon droit aux traitements.

À l’occasion du travail : la Cour d’appel tranche!

Un travailleur agricole guatémaltèque, travaillant pour le même employeur depuis 12 ans, subi un accident du travail mortel lorsqu’un véhicule tombe sur lui, alors qu’il s’afférait à installer un pneu de secours. La CNÉSST refuse la réclamation de la succession au motif que l’événement ne s’est pas produit à l’occasion du travail. Le Tribunal administratif du travail (TAT) ayant également rejeté la contestation de la succession, celle-ci se tourne vers la Cour supérieure qui rejette le pourvoi en contrôle judiciaire. La famille se tourne alors vers la Cour d’appel qui accepte d’entendre la contestation, afin de savoir si le TAT a rendu une décision déraisonnable.

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