Luttes ouvrières

S’unir pour que les choses changent

Notre chronique Luttes ouvrières a pour habitude de relater l’histoire d’une grève ou d’un lockout, mais pour cette parution nous vous proposons quelque chose d’un peu différent. Pour faire suite à notre dossier du printemps sur les conditions de travail chez Amazon, nous trouvions important de parler du premier syndicat accrédité au Québec dans un entrepôt d’Amazon : DXT-4 de Laval.

Brandt Tractor : des employés qui se tiennent debout face aux pratiques antisyndicales d’un employeur méprisant

Depuis le 25 mai 2023, les 11 employés de Brandt Tractor de Chicoutimi, majoritairement des mécaniciens, sont en grève illimitée. Sans convention collective depuis le 31 décembre 2020, les employés essaient, tant bien que mal, de négocier avec un employeur très peu soucieux des lois du travail québécoises. Depuis le début du conflit, l’employeur, qui ignore non seulement le Code du travail, mais aussi les ordonnances des Tribunaux, ne cesse d’entraver le travail des salariés qui se tiennent debout pour demeurer syndiqués.

CPE l’Enfanterelle : un exemple de solidarité et de détermination

Les treize travailleuses du CPE de l’Enfanterelle, situé à Laval, sont actuellement en grève générale illimitée depuis le 30 mai 2023.

Leur convention collective étant échue depuis longtemps, soit mars 2020, il s’agit du seul CPE syndiqué CSN de Montréal et Laval dont le contrat de travail n’a pas été renouvelé. Mais ce n’est certainement pas par manque d’effort et de volonté de la part des travailleuses du CPE!

« Traite humaine » pour des travailleuses et travailleurs étrangers temporaires

Des travailleuses et travailleurs mexicains ont dénoncé les conditions de travail complètement inhumaines du Camping Havana Resort de l’Estrie, où près de 25 travailleuses et travailleurs étrangers temporaires ont, en effet, été recrutés à l’été 2022 pour y travailler. Deux d’entre eux, ayant contacté le Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec (RATTMAQ), en août dernier, ont raconté devoir travailler de 10 à 13 heures par jour, six jours sur sept, et n’avoir été payés qu’environ 4 $ de l’heure, pour effectuer, notamment, des activités d’animation culturelle, le service à la clientèle et l’entretien ménager. Alerté par la situation, le RATTMAQ est intervenu au dossier pour aider ces personnes à porter plainte aux Normes du travail.

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