Travailleurs et travailleuses à risques particuliers

Maladies fœtales résultant d’une exposition professionnelle

L’adoption de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail a permis de bonifier la liste des maladies professionnelles par l’ajout de certaines maladies comme le Parkinson, la maladie de Lyme et le trouble de stress post-traumatique. Cependant, plusieurs autres maladies n’ont pas été intégrées au Règlement, même si leur étiologie professionnelle est reconnue scientifiquement et qu’elles font même partie des listes de maladies professionnelles de nombreux pays. Le syndrome du tunnel carpien, de nombreux cancers professionnels et certaines maladies psychologiques causées par le stress chronique en sont des exemples. Pensons également aux nombreuses maladies fœtales professionnelles qui découlent d’une exposition d’un parent à divers contaminants toxiques utilisés dans certains milieux de travail et qui expose dangereusement, par le fait même, l’enfant à naitre.

Les maladies du travail affectent-elles différemment les femmes et les hommes?

Les femmes et les hommes sont généralement assujettis à des conditions de travail très différentes. On pourrait caricaturer ces différences en disant que les hommes étaient plus exposés aux risques physiques visibles (efforts, bruit…) et les femmes, aux risques organisationnels (manque de pauses, autonomie limitée…).

À quand la réparation des maladies fœtales découlant d’une exposition professionnelle?

Tous les jours, des milliers de produits chimiques dangereux sont utilisés dans les milieux de travail. Certains de ces produits peuvent avoir des effets négatifs sur la fonction de reproduction des travailleuses et travailleurs qui y sont exposés ainsi que pour leurs enfants à naître, tout comme divers agents physiques et biologiques ainsi que certaines conditions de travail. Faut-il envisager l’indemnisation des maladies fœtales découlant d’une exposition professionnelle?

Le travail dans les mines n’est pas de tout repos

Les accidents miniers sont souvent des événements médiatiques. Lorsque les aboutissements sont dramatiques, où des mineurs perdent la vie, la presse passe toutefois rapidement à autre chose. Tout ce battage médiatique ne pas suffit malheureusement pas à attirer l’attention du public sur la dangerosité et les risques d’atteinte à la santé que comporte ce métier.

Le travail d’entretien ménager et de maintenance

Au Canada, le travail d’entretien ménager et de maintenance occupe la huitième place des classes d’emploi chez les hommes et la dixième chez les femmes. Ces travailleurs et travailleuses sont souvent oubliés par les équipes d’intervention en santé au travail et par les chercheurs. En effet, la littérature scientifique s’intéressant à ce type de travail n’est pas très riche. Les travailleuses et travailleurs de l’entretien ménager et de la maintenance sont souvent recrutés parmi les nouveaux arrivants qui connaissent mal les ressources et les lois de leur pays d’accueil, ce qui les rend vulnérables. Comme vous pourrez le lire dans cet article, les conditions de travail de ces employés sont la cause de plusieurs maladies et accidents.

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