Journal de l’uttam

Mon difficile combat pour faire reconnaitre ma sténose spinale

Je travaille comme technicien informatique. Dans ce travail, les serveurs dont je m’occupe sont des objets lourds pesant plusieurs kilos. Il y a deux ans, j’étais à travailler chez un client, lorsqu’en bougeant une des tours, un serveur mal raccordé a chuté. Travaillant en position accroupie, j’ai réalisé la catastrophe, alors je me suis précipité pour le rattraper à bout de bras avant qu’il ne se fracasse au sol. Ouf, me direz-vous ! Pourtant, bien que le matériel fut sauf, mon corps, lui, ne s’en est pas sorti indemne. J’ai aussitôt ressenti une onde de choc traverser toute ma colonne vertébrale et une douleur immense s’est agrippée à mon dos. J’ai dû arrêter de travailler et mon médecin a posé le diagnostic d’entorse lombaire avec fissure annulaire.

L’intoxication au plomb et le projet de loi n° 59

L’utilisation du plomb remonte très loin dans le passé, notamment en raison de sa grande malléabilité et de son point de fusion peu élevé. La toxicité du plomb est reconnue depuis plus de 2000 ans, mais ce métal continue d’avoir plusieurs usages importants aujourd’hui. Si les travailleuses et travailleurs des mines et fonderies de plomb sont parmi les plus exposés, celles et ceux qui travaillent dans les usines fabriquant les batteries d’accumulateurs au plomb pour les véhicules, les pigments pour usage industriel et non résidentiel, les munitions, les revêtements de câbles, les murs et tabliers de protection contre les radiations, etc. peuvent aussi l’être. Le plomb est également une composante dans certains types de soudure.

Les maladies du travail et la susceptibilité individuelle

Des employeurs, et les experts qu’ils engagent pour témoigner devant le Tribunal administratif du travail, invoquent souvent le respect des normes d’exposition pour s’opposer à la reconnaissance de maladies du travail. Selon eux, si la norme d’exposition prévue par le Règlement sur la santé et la sécurité du travail est respectée, il n’y a pas de danger et les travailleuses et travailleurs ne peuvent donc pas développer une maladie professionnelle.

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