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L’importance de la solidarité pour les combats à venir

Le verdict des urnes est tombé le 3 octobre dernier et on sait maintenant que nous devrons encore faire face à un gouvernement majoritaire de la CAQ pour les quatre prochaines années.  Pour l’uttam, comme pour toutes les organisations vouées à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, cela signifie qu’il faudra continuer de se mobiliser pour nos droits au cours des prochaines années.  C’est en effet la CAQ qui a imposé, lors de son dernier mandat, la réforme des régimes de prévention et de réparation des lésions professionnelles qui a fait significativement reculer nos droits.  Et c’est ce même parti, qui nous a montré son préjugé favorable envers le patronat, qui reste aux commandes alors que cette réforme continue d’entrer progressivement en vigueur.

Demeurons combatifs pour obtenir justice

Au cours de l’année 2022, l’uttam a mené un sondage auprès de ses membres individuels et collectifs pour connaître leur appréciation du Journal de l’uttam. Dans l’ensemble, les réponses recueillies ont montré que la très grande majorité des répondantes et des répondants étaient plutôt satisfaits de sa forme et de son contenu. Mais parmi les commentaires reçus, plusieurs exprimaient le souhait d’en apprendre davantage sur les revendications menées par l’uttam. Compte tenu de cette demande élevée, nous avons donc décidé d’insérer dans notre Journal une nouvelle chronique portant sur nos revendications relatives à la réparation des accidents et des maladies du travail au Québec. Grâce à cette nouvelle chronique, vous pourrez donc être informés des revendications qu’exige l’uttam pour atteindre une vraie justice en matière d’indemnisation des lésions professionnelles.

Ce qui a changé le 6 octobre dernier et les impacts à surveiller pour les victimes

Plusieurs modifications majeures au régime de réparation des lésions professionnelles, prévues par la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, sont entrées en vigueur le 6 octobre 2022.  Pour les victimes de lésions professionnelles, il s’agit du plus important bloc de dispositions à prendre effet depuis l’adoption de la réforme.  Dans cet article, nous examinerons ce qui a changé et essaierons d’anticiper les impacts que ces modifications risquent d’avoir pour les victimes d’accidents et de maladies du travail.

Des mécanismes de participation qui s’appliquent partout?

La supposée « modernisation » du régime de santé et de sécurité du travail pilotée par le ministre du Travail, Jean Boulet, visait notamment à étendre les mécanismes de participation créés dès 1979 par la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST)1 à la presque totalité des travailleuses et travailleurs québécois.  Le ministre s’en est amplement vanté en 2021 et, reconduit dans ses fonctions dans l’actuel gouvernement de la CAQ, s’en vantera encore certainement.  Mais qu’en est-il réellement?  C’est ce que nous tenterons d’exposer ici, en rappelant d’abord quels sont ces mécanismes.

Cancers dont sont victimes les pompiers

Depuis maintenant plusieurs années, la CNÉSST reconnaît comme maladies présumées professionnelles un certain nombre de cancers dont sont victimes les pompiers.  D’abord acceptés par le biais des politiques de la CNÉSST, ces cancers sont désormais inscrits dans la liste qu’on retrouve au Règlement sur les maladies professionnelles entré en vigueur en même temps que la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail.  Toutefois, en plus d’assujettir la présomption à des conditions particulières restrictives, la liste des cancers reconnus est loin d’être suffisante quand on la compare à celle en vigueur dans d’autres législations.

Les employés de bureau du cimetière Notre-Dame-des-Neiges votent 30 jours de grève

Les travailleuses et travailleurs du cimetière Notre-Dame-des-Neiges tentent de négocier le renouvellement de leurs conventions collectives depuis des années.  Ceux qui travaillent à l’entretien du cimetière sont en effet sans contrat de travail depuis trois ans, alors que la convention collective des employés de bureau est échue depuis cinq ans.  Pour tenter de débloquer la situation, le syndicat qui représente les employés de bureau vient d’adopter à l’unanimité un mandat de grève de 30 jours.

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