Un Sommet SST historique, possible point de départ d’une offensive pour nos droits !

Conseil d’administration

Les 15 et 16 avril derniers, le Centre des congrès de Québec était le théâtre d’une rencontre historique: quelques 1 500 personnes se réunissaient à l’occasion du grand Sommet sur la santé et la sécurité du travail en préparation depuis près de deux ans. Des délégués provenant de toutes les organisations syndicales et de nombreux groupes de défense de droits des non-syndiqués ont pu échanger sur tout ce qui n’allait pas avec la prévention et la réparation des lésions professionnelles et sur les changements à revendiquer.

C’est dans les suites de la lutte intersyndicale et populaire menée en commun, en 2020-2021, face au projet de loi n59, devenu depuis la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST), que l’idée d’un Sommet sur la SST a germé. Impliquée depuis le début dans l’organisation de cet événement, l’uttam a joué un rôle clé au sein du comité organisateur, aux côtés des quatre centrales syndicales (FTQ, CSN, CSQ et CSD).

Après des mois de préparatifs, une forte délégation de l’uttam s’est rendue à Québec, à la mi-avril, pour participer à cette grande rencontre réunissant des représentantes et représentants de tout le mouvement ouvrier. Outre les cinq groupes organisateurs, des délégués de dizaines d’autres organisations syndicales et groupes de non-syndiqués s’y sont retrouvés. Pendant deux jours, les centaines de participantes et participants ont assisté à de grandes plénières et à des ateliers portant sur la prévention et la réparation des lésions professionnelles. Les échanges ont non seulement permis d’identifier les principaux obstacles aux droits des travailleuses et travailleurs, mais surtout d’établir des moyens de corriger les injustices et de faire changer les choses. Plusieurs ateliers ont adopté, par consensus, des revendications communes que l’ensemble du mouvement pourrait porter dans les prochains mois.

On peut dire que l’événement a été un grand succès. Les délégués de toutes les organisations ont pu avoir de riches échanges sur les thèmes abordés. Tout en s’indignant des nombreuses injustices que subissent les travailleuses et travailleurs, les personnes présentes manifestaient un bel esprit combatif et une volonté de lutter pour que ça change. On a eu un premier aperçu de cette combativité quand les centaines de personnes présentes se sont rassemblées pour une grande manifestation devant l’Assemblée nationale le premier jour de l’événement, sur l’heure du midi.

Mais c’est surtout dans les ateliers du Sommet que s’est manifestée cette volonté de mobilisation pour combattre ensemble les injustices en prévention et réparation des accidents et maladies du travail et faire avancer les droits des travailleuses et travailleurs. On pouvait sentir, derrière la plupart des interventions, un esprit combatif et une envie de lutter ensemble, solidairement, au-delà des différentes affiliations. Les résolutions adoptées lors des ateliers, qui ressemblent dans plusieurs cas aux revendications de l’uttam, en témoignent.

Maintenant que cette belle rencontre est derrière nous, reste à voir ce qu’il en restera pour la suite des choses. En s’investissant dans l’organisation de ce Sommet SST, l’uttam espérait que l’événement serait le point de départ d’une offensive de la classe ouvrière, afin de récupérer les droits perdus lors de la dernière réforme et revendiquer ensemble des améliorations à la prévention et à la réparation des lésions professionnelles. Le succès de la rencontre nous permet d’espérer que ça puisse être le cas. Mais beaucoup de travail nous attend pour que les promesses du Sommet se réalisent.

Au cours des prochains mois, un comité de suivi composé de représentants des cinq groupes organisateurs du Sommet doit se réunir et planifier la suite des choses. Les grandes revendications ayant fait consensus lors de la rencontre pourraient être reprises par les organisations participantes et mener à l’élaboration d’un plan d’action commun pour revendiquer des changements. Rappelons que la LMRSST prévoit que le ministre du Travail devra présenter au gouvernement et à l’Assemblée nationale, en octobre 2026, un bilan de la réforme adoptée en 2021. En vue de cette échéance, nous mettrons tous les efforts pour que les suites du Sommet SST mènent à un mouvement de lutte intersyndical et populaire de grande ampleur qui fasse changer les choses!


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