Le verdict des urnes est tombé le 3 octobre dernier et on sait maintenant que nous devrons encore faire face à un gouvernement majoritaire de la CAQ pour les quatre prochaines années. Pour l’uttam, comme pour toutes les organisations vouées à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, cela signifie qu’il faudra continuer de se mobiliser pour nos droits au cours des prochaines années. C’est en effet la CAQ qui a imposé, lors de son dernier mandat, la réforme des régimes de prévention et de réparation des lésions professionnelles qui a fait significativement reculer nos droits. Et c’est ce même parti, qui nous a montré son préjugé favorable envers le patronat, qui reste aux commandes alors que cette réforme continue d’entrer progressivement en vigueur.
Si les reculs à nos droits font mal et que bien des victimes de lésions professionnelles en subiront les conséquences lors des années à venir, la bataille que nous avons menée a montré l’importance de se mobiliser pour faire entendre nos revendications et surtout, d’agir en solidarité avec nos alliés. On sait, en effet, que la mobilisation et le travail en alliance nous ont permis de préserver plusieurs droits qui étaient menacés par la réforme. Nous sommes convaincus que la poursuite de cette mobilisation est la seule voie pouvant nous permettre de reconquérir les droits perdus et d’éventuellement avancer vers une pleine réparation des lésions professionnelles.
Nous avons d’ailleurs eu l’occasion de nous mobiliser de concert avec les organisations syndicales et populaires qui ont à cœur la défense des droits des travailleuses et travailleurs à deux reprises depuis les élections. Le 6 octobre et le 13 décembre, nous étions dans la rue, devant les bureaux de la CNÉSST au Complexe Desjardins, pour dénoncer des reculs de la réforme et faire entendre nos revendications.
Au cours de l’année 2023, nous aurons d’autres occasions de nous mobiliser à nouveau avec nos alliés. Déjà, une nouvelle mobilisation est prévue pour le 6 avril prochain, date à laquelle d’autres modifications à la loi entreront en vigueur.
Par ailleurs, en préparation de ces mobilisations à venir, les membres de l’uttam seront appelés à réviser notre plate-forme de revendications dont la dernière mise à jour date de 2016. Étant donné les changements apportés à la loi depuis, nous devrons décider si certains éléments de la plate-forme doivent être ajustés, modifiés ou retirés. Nous pourrons aussi profiter de l’exercice pour formuler de nouvelles revendications pour faire face aux nouvelles dispositions législatives mises en place par la réforme. Cet important exercice démocratique est prévu pour le 20 mars prochain et il prendra la forme d’une assemblée générale spéciale pour laquelle tous les membres recevront une invitation au début de 2023.
Un autre élément à souligner, qui devrait nous tenir occupés au cours de la prochaine année, est le début de l’organisation d’un Sommet sur la santé et la sécurité au travail prévu pour 2025. L’objectif serait de réunir des organisations syndicales et populaires dans l’année qui précède le 6 octobre 2026, date à laquelle le ministre du Travail est censé déposer un rapport sur l’application de la réforme et l’opportunité d’y apporter des modifications. Pour que cette échéance soit l’occasion d’obtenir des changements qui permettront une meilleure réparation des lésions professionnelles, l’ensemble du mouvement ouvrier devra se mobiliser et se faire entendre. Le travail pour préparer ce sommet et en faire un moment de solidarité important débutera sans doute dès l’année qui vient.
En attendant que ne débute cette année 2023 qui s’annonce fort occupée, le Conseil d’administration de l’uttam vous souhaite de joyeuses fêtes. Profitons de cette période pour faire le plein d’énergie en vue des luttes à mener au cours de la prochaine année!


