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Nouveau report de la réforme : après dix ans de démarches, à quoi peut-on s’attendre?

Le 27 novembre 2019, la Presse canadienne annonçait que la réforme des régimes de prévention et de réparation des lésions professionnelles, qui était attendue avant la fin de l’année 2019, était reportée.

Doit-on être déçu de ce nouveau report? Si on est une victime d’un accident ou d’une maladie du travail, une réponse s’impose : non, absolument pas! En effet, si on examine l’ensemble du processus qui s’est déroulé depuis les dix dernières années, la seule chose que les travailleuses et les travailleurs accidentés ou malades risquent de « gagner » avec cette réforme, c’est une réduction de leurs droits.

Les dangers du service « Mon espace CNESST »

Depuis le printemps 2019, la CNÉSST a mis en place un nouveau service appelé Mon espace CNESST. À peine quelques mois après la mise en place de ce nouveau service, nous sommes à même d’en évaluer les premiers impacts.

Pour justifier ce nouveau service, la CNÉSST invoque l’avancée technologique et le virage vert, soit éliminer le papier. Malgré ces bonnes intentions, Mon espace CNESST risque de poser plusieurs problèmes pour les travailleuses et les travailleurs, notamment en matière de confidentialité et de risques de perte de droits.

Il est urgent de reconnaître l’ampleur réelle des maladies du travail!

Près de 35 ans après l’entrée en vigueur de la Loi sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, la liste des maladies du travail demeure inchangée. Le Québec, jadis à l’avant-garde en matière de santé et de sécurité du travail, est devenu dernier de classe.

Profitant de la journée internationale de commémoration des victimes d’accidents et de maladies du travail, l’uttam considère qu’il y a urgence d’agir et interpelle le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet, pour exiger la mise à jour immédiate de cette liste des maladies du travail.

Exploitation de déchets miniers de l’amiante : de nouveaux drames humains à l’horizon

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, a annoncé récemment que le règlement censé interdire l’amiante au Canada avait été adopté et qu’il entrera en vigueur le 30 décembre 2018.

S’il interdit effectivement la vente et l’utilisation de l’amiante, le règlement permet l’exploitation des déchets miniers laissés par l’industrie de l’amiante à Asbestos et Thetford Mines. Avec l’appui ou la complicité des différents paliers de gouvernement et de la CNÉSST, une nouvelle vague de victimes de l’amiante se prépare.

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