Travailleur et travailleuse en lutte

Ne jamais baisser les bras face aux obstacles de la CNÉSST

Pour avoir travaillé comme boucher pendant de nombreuses années, je peux confirmer que ce métier n’est vraiment pas facile pour les mains, les poignets et les bras. Je travaillais dans une entreprise, spécialisée dans la coupe de viande, depuis 15 ans, quand j’ai commencé à ressentir des douleurs graduelles au bras gauche. J’ai dû cesser de travailler en décembre 2018 tellement la douleur était devenue insupportable. Après une visite chez le médecin, j’ai reçu un diagnostic de ténosynovite de De Quervain pour l’avant-bras gauche. La CNÉSST a accepté ma réclamation pour ce diagnostic, mais quelques mois plus tard, après d’autres examens médicaux, elle a refusé de reconnaitre mon nouveau diagnostic de syndrome du canal carpien bilatéral. C’est à ce moment que ma bataille a commencé avec la CNÉSST.

Se battre pour ses droits, ça vaut la peine!

Le métier de préposée aux bénéficiaires n’est pas de tout repos.  C’est un travail qui comporte de nombreuses tâches physiquement exigeantes.  C’est en exerçant ce métier dans une résidence pour personnes âgées que je me suis blessée au dos, à la fin du mois de mars 2022.  Et j’ai dû mener une longue bataille pour tenter de faire reconnaitre cet accident.

Quand la persévérance mène à la victoire

J’ai commencé à travailler comme pâtissière en février 2019, dans un restaurant construit sur quatre étages. Je devais me déplacer d’un étage à l’autre pour faire mon travail et accéder au matériel et produits nécessaires à la préparation des pâtisseries. En plus de monter et descendre les escaliers à longueur de journée, je travaillais et dînais même debout, sans avoir de pauses pour me reposer. Graduellement, j’ai commencé à ressentir une douleur à la jambe droite qui s’est intensifiée au point de devenir insupportable. J’ai reçu un diagnostic de syndrome fémoro-patellaire du genou droit en octobre 2019 et de tendinite des ischio-jambiers droits en juillet 2020. J’ai déposé une réclamation à la CNÉSST qui a été refusée. C’est à ce moment que j’ai contacté l’uttam pour mieux connaitre mes droits et recevoir l’aide nécessaire pour poursuivre ma bataille, parce que seul ce travail était responsable de l’apparition de ces diagnostics.

Mon combat pour ma surdité professionnelle et mes appareils auditifs

Après avoir travaillé plusieurs années à Postes Canada dans des endroits bruyants, j’ai développé une surdité professionnelle qui, heureusement, a été reconnue par la CNÉSST.  Cependant, mon ex-employeur a contesté cette décision au Tribunal et, comble de malchance, mon syndicat ne voulait pas me représenter. C’est à ce moment que je me suis tournée vers l’uttam qui m’a aidée à me défendre seule au Tribunal. Si j’écris cet article, c’est pour partager mon expérience, mais surtout pour inspirer d’autres travailleuses et travailleurs à ne pas se décourager et continuer d’aller de l’avant pour protéger leurs droits

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