Blaise Renaud : l’employeur qui préfère fermer ses magasins plutôt que de respecter ses employés!

Nous vous avions déjà parlé de la situation des 60 salariés des succursales Renaud-Bray des Galeries de la Capitale et de Place Laurier de Québec, autrefois partie de la même unité d’accréditation. En grève depuis le 22 novembre 2024, les travailleuses et travailleurs demandaient de meilleures conditions salariales, c’est-à-dire d’être payés un dollar au-dessus du salaire minimum.

Bien que déjà condamnée à plusieurs reprises par le Tribunal administratif du travail (TAT), dont la plus récente condamnation du 11 février 2026, pour entrave aux pratiques syndicales et usage de briseurs de grève, la direction de Renaud-Bray persiste dans ses manœuvres antisyndicales. Les décisions du TAT sont pourtant claires : elles ordonnent notamment que « Librairie Renaud-Bray inc., ainsi que toute personne agissant pour elle, cesse et s’abstienne de chercher à entraver les activités du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN) ». Or, la direction s’en fiche complètement!

Ainsi, c’est par lettre recommandée que, le 1er mai 2026, les travailleuses et travailleurs des deux succursales en grève ont appris qu’ils perdaient leur emploi, et ce, pour avoir « osé » demander un dollar de plus que le salaire minimum!

À la suite de l’annonce de cette fermeture, une nouvelle plainte a été déposée au TAT pour entrave, représailles et négociation de mauvaise foi. Cette plainte, déposée conjointement par la CSN et le syndicat des travailleuses et travailleurs, affirme que « par ces fermetures d’une rare violence, l’employeur intimide non seulement le syndicat et ses membres, mais aussi les salarié·e·s de toutes les autres succursales, syndiquées ou non ».

Blaise Renaud a comparu devant le Tribunal, en mai dernier, afin de répondre aux questions entourant les véritables raisons l’ayant mené à fermer ces deux succursales… Pendant ce temps, malgré la perte de leur emploi, les grévistes ont récemment choisi de verser une partie importante de leur caisse de grève à d’autres syndicats en conflit de travail, afin de leur permettre de tenir « la minute de plus ».

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